• Jean Pierre Petit

    Peintre en Haute-Loire

En 2018

Prolongation de l’exposition en Avril, Mai et Juin 2018

Photo de Monastier sur Gazeille

« Les eaux tranquilles »

Gravure de l’Hiver 2017 – 2018

1 ° Les plaques

2 ° Premières recherches colorées

3 ° Hésitation entre le marron et le rouge

4 ° Deuxième couleur

(rouge sur bleu)

5 ° La presse

(ancienne presse à épreuve)

6 ° Total des couleurs

7 ° C’est fini !

« Ici, nos hivers sont rudes …
Dans le temps, les mémés devant leur fenêtre en profitaient pour tricoter des chausettes pour toute la famille.
Moi, qui ne sais pas faire de chaussettes, je tricote ma petite gravure de Noël pour tous ceux que j’aime. »

Vivre au Leyris

TECHNIQUE = LANGAGE

« Jouer sur les transparences… La lente maturation des couleurs qui viennent petit à petit depuis le fond de la toile et puis se révèlent, indissociables…

Aussi se permettre la stridence de quelques touches grasses et grenues, pendant qu’à certains endroits de repos, quelque part, s’étalent des empâtements comme des fonds de contrebasse…

…Les graffiti convulsifs et la raclure brutale autant que le geste carré et trapu, fort et sûr, que domine la fantaisie des mouvements furtifs, sinueux et fugaces des lignes de hasard… celles qu’on choisit de garder…

…Une peinture vivante, pleine et variée, riche comme une journée bien remplie où toutes les heures se complètent et se contredisent, difficile et délicate comme une journée à remplir.

Matin, toile vierge, toile blanche, promesse d’avenir.

De près ou de loin, avec la matière, la couleur ou l’image, avec symbole ou sans symbole, au premier ou au Xème degré, quel que soit le niveau de représentation, je plains cette sorte d’aveugles qui ne ressentent pas ce choc émotif que peut provoquer la fantaisie sensuelle d’une courbe charnue traversée par l’élégante rigueur d’une droite altière. »

J.P. Petit – 1980

Voir article de J.P. Petit paru dans le Revue Française de YOGA (RFY) n°51 de Janvier 2015. « Les Pratiques » où il parle de sa pratique de la peinture.

Un travail obstiné

« Le Rocher d’Arlempdes ».

A force de regarder les mêmes assemblages, des chemins se dessinent, que l’on n’avait pas vus. Jamais les mêmes.

Pour Dali, la gare de Perpignan est le centre du Monde, peut-être que pour moi, toute modestie mise à part, c’est ce « Rocher d’Arlempdes ». Inlassablement, il revient dans mes toiles et mes dessins. Sisyphe était-il heureux ?

Ce mouvement, cette éclosion, cette apparition, cette naissance figée à jamais dans la pierre bleue, dans la pierre de volcan, dans la pierre de feu, dans ce basalte que l’on n’a jamais pu tout à fait domestiquer (ou si peu, que le geste a dû se plier à la volonté de la roche – voir les statues-blocs égyptiennes), cette naissance donc, figée à jamais, reste pour moi l’image même de l’œuvre.

Ce quelque chose qui essaie de sortir du chaos, ce travail obstiné où seul compte l’élan et que le temps arrête dans un état donné, imprévisible, inattendu, définitivement inachevé, ce quelque chose c’est la toile, c’est le « tableau ». Probablement est-ce pour cela que pour le peintre, « le tableau » est mort, parce que seul importe l’élan et le geste qui l’ont fait naître.

C’est aussi à ce moment là qu’il commence à vivre pour l’amateur d’art.

J.P. Petit – GENESE – Hiver 86/87